15 octobre 1973. Après ma murale Saïda, en mai, j’avais fait l’esquisse de Fleurs de Vénus, à l’encre de chine, pour une murale. Le noir et blanc était à la mode comme décoration pour accompagner des meubles modernes en chrome, plastique et en verre.
Grand panneau mural Le coin des petits que j’ai créé en découpage-collage pour la Caisse populaire Saint-René-Goupil de Saint-Léonard. Les enfants avaient une aire de jeux en bois en attendant leurs parents.
J’en ai fait peu. En voici deux. J’ai peu de talent pour cet art.
Veuillez, s’il-vous-plaît, excuser le piètre éclairage des photos.
Tintin, le capitaine Haddock et Milou, derrière un rocher. J’ai aussi fait Astérix pour mon fils.Le blason du clan Scott écossais. En héraldique il s’agit d’un cerf en corne, entouré d’une ceinture de cuir avec la devise du chef du clan « Amo » (J’aime).
Vous pouvez voir le site Le clan Scott en Nouvelle-France que j’ai créé en 2000, en cliquant le bouton ci-dessous. Il fut considéré comme le premier site sur le web de langue française sur un clan écossais à cette époque. À ce titre il était répertorié sur le site de l’Unesco. Quoiqu’encore accessible, je n’ai plus l’accès sur ce serveur pour le mettre à jour depuis 2003. Mais, je me réjouis car on prétendait que les pages internet étaient éphèmères.
J’ai fait ce dessin, à 19 ans, pour mon amie journaliste Lyne Bourgeois, animatrice à la radio de Radio-Canada. On la voit sur la photo ci-dessous en entrevue avec France Gall. Lyne avait une chronique Un message d’espoir, basé sur le roman L’enfant qui ne devait jamais grandir de l’autrice Pearl Buck, dans le journal L’Enfance inadaptée pour lequel j’étais également journaliste. Cinq ans plus tard, la belle Lyne est décédée trop tôt d’une crise cardiaque à l’âge de 41 ans, le 28 mai 1978.
Mon amie Lyne Bourgeois, à gauche, qui interviewe la chanteuse française France Gall.Deux femmes dont j’étais un fan.
J’ai conservé la carte postale que Line m’a envoyé en 1973 lorsqu’elle était à Beyrouth au Liban. Elle m’a raconté qu’elle entendait des tirs dans la nuit. Les problèmes commençaient alors dans ce pays. Elle allait ensuite en Syrie. À noter que son vrai prénom est Line et non Lyne, son prénom public.
Troupe de théâtre que j’ai fondée en 1973. Après des négociations, elle est devenue la troupe officielle de Montréal-Nord. Ainsi, la ville nous fournissait un local, le téléphone, imprimait nos affiches et construisait nos décors. Au mois de mars 1973, la troupe a joué la pièce Bousille et les Justes de Gratien Gélinas sur le célèbre bateau-théâtre L’Escale dirigé par Guy Mignault, amarré sous le pont entre Hull (Gatineau) et Ottawa. Des comédiens québécois professionnels célèbres ont aussi joué sur ce bateau.
Je jouais le rôle du frère Nolasque, au centre, un rôle tenu en 1959 par Gilles Latulippe. Nul besoin de vous dire que je tentais de faire rire, tout comme Symphorien. Et ça a marché au point qu’on me mettait au défi de continuer à jouer ainsi. Ce que j’ai fait. J’étais également metteur en scène de la pièce dont l’originale de 1959, de Gratien Gélinas, a été jouée aux États-Unis, en Finlande, en Tchékoslovaquie, en Allemagne et en Pologne. C’était, disons, la Broue de cette époque.
Qu’est devenu L’Escale, cet ancien traversier transformé en bateau-théâtre de 500 places?
Voici ce qu’est devenu ce théâtre flottant. Yves Ryan, le maire de Montréal-Nord voulait acquérir L’Escale. Malheureusement, la rivière des Prairies n’était pas assez profonde pour sa navigation. Il a accosté à Saint-Marc-sur-le-Richelieu pour servir de théâtre pour quelques saisons. En septembre 2010 j’ai retrouvé le bateau-théâtre L’Escale dans le Vieux Port de Montréal. Cet ancien traversier, devenu un théâtre flottant, est ensuite acheté par la famille Émond et transformé par des architectres navals pour sa prochaine vocation: un spa sur l’eau. Voici le le Bota Bota.
Le jour où j’ai voulu supprimer ma page D’arts et déjà, car je ne m’en occupais que très peu, j’ai constaté que plusieurs visiteurs de cette page habitaient des pays où règnent la guerre et le désordre. J’ai alors changé d’avis. Je me suis dit que, peut-être, elle apporte du bonheur dans leur désespoir. J’ai donc décidé à ce moment-là de la conserver pour ces personnes malheureuses qui aiment cette page. Et c’est à souhaiter, comme l’a dit le célèbre auteur Fiodor Dostoïevski, que « L’art sauvera le monde. »