Il se retrouve dans 48 villes; au Canada, aux États-Unis, en Angleterre, en France, à Cuba et au Portugal.

Ruines romaines que mon pied a foulées,
Dans un immense respect de votre âge
Un siècle avant que Jésus Christ ne soit né,
Situées au bord de la mer dans la belle Algarve
On dit : si les pierres pouvaient parler…
Amoureux de l’histoire, je vous ai entendues
Dans ma contemplation, ce lieu je l’ai vénéré
Mon âme a ressenti celles qui y ont vécu
Vous avez laissé votre empreinte sous les oliviers
Tiré profit de cette riche colline, cette mer abondante
Vous avez remercié vos dieux dans votre temple ensoleillé
2,000 ans plus tard, subsiste votre histoire rayonnante
Mario Scott,
22 décembre 2025


Oh! printemps, prince du temps, prince consort de Mère Nature
Ouverture d’un concert des bruyants bruants qui trillent ce réveil
Des oiseaux électriques branchés sur leur fil philosophent
Bal des étourneaux sansonnets qui remplace la danse des flocons
La Vanesse des perlières tatillonne les bourgeons des arbres bourgeois
Beau merle, réveille-matin, malgré ses ailes préfère courir
Le lapin se terre dans sa boue, l’écureuil creuse des trous
Des wagons à fond de train font fuir Charlotte la marmotte
Et moi, miroiseur, je contemple plein de gratitude
Mario Scott
Dernier jour d’avril 2025

Des arbres morts
Qui dès lors
Sont devenus de l’art
Des sculptures
Pour le futur
Dans le ciel azur
Émerveillent le cycliste
Quittant l’âme triste
Hâte de revivre cette piste
Mario Scott
poésie et photographie


Poétesse, pianiste, compositrice, enseignante de piano… aveugle.
Mon arrière-petite-cousine à qui je consacre une page facebook :
Une des premières poétesses du Québec et une artiste remarquable de son époque.
Clara est née le 15 juillet 1886 à Hull. Elle est la fille de Thomas Lacoste dit Languedoc (Lanctôt) et de Justine Arvisais, que Thomas appelle affectueusement « ma Gistine ». Mon arrière-petite-cousine Clara est la nièce de mon arrière-grand-mère Mélina Lanctôt, épouse de William Scott.
En 1894, à l’âge de huit ans, un voile tombe sur la vie de Clara. Atteinte de la rougeole, elle subit des conséquences malheureuses irréversibles : elle perd la vue. Débute alors pour elle la nuit de ses mots enveloppée par sa musique.
En septembre 1895, sa famille l’envoie à l’Institut Nazareth pour aveugles à Montréal. Elle y apprend le braille et la dactylographie.
En 1906, Clara obtient son diplôme d’études supérieures. Elle reçoit son baccalauréat en piano en 1910.
À Hull, elle enseigne le piano jusqu’en 1925. Elle retourne ensuite à l’Institut Nazareth pour y donner des cours de musique jusqu’en 1940.
Clara Lanctôt n’était pas qu’une virtuose du piano. Elle l’enseigne et elle compose des mélodies, dont sa « Berceuse », que l’on peut entendre sur cette page. Elle affectionnait aussi la lyre. Elle aime écrire, surtout de la poésie. Elle publiera, entre autres, « Visions d’aveugle », le 3 juillet 1912, suivi de « Visions encloses », en 1930. Elle signe ses poèmes sous le joli pseudonyme Fleur d’Ombre.
En 1927, elle reçoit un prix de composition en poésie de la Société littéraire du Québec. En 2020, François de Bienville lui consacre la page 95 dans son livre Nos poésies oubliées, Voix retrouvées des héritiers de la Nouvelle-France.
Clara se retira au début des années 1940 au Foyer Rousselot pour aveugles, dans l’est de Montréal, à Pointe-aux-Trembles. Mais elle continua à faire partie du corps enseignant de l’Institut canadien des aveugles. Elle donna des leçons de piano à domicile jusqu’en 1954 aux clairvoyants. Elle est décédé à l’hôpital Saint-Vital à Montréal-Nord, le 5 mai 1958. Elle est inhumée dans sa ville natale, à Hull, auprès de ses parents.
Sa poésie est empreinte de tristesse. Il ne faut pas oublier que malgré la perte de sa vue à huit ans, elle a conservé dans son coeur les images qu’elle a vues pendant ses huit premières années de sa vie. Elle se remémore les scènes, les couleurs, les ombres, les beautés qui l’entourent.
Pour ne pas qu’elle tombe dans l’oubli, je dédie cette page à mon arrière-petite-cousine Clara Lanctôt, une artiste, une Fleur d’ombre exceptionnelle.
Mario Scott
Des conflits d’assoiffés ignorants qui s’ignorent
Chasse futile d’amasser territoires et pouvoirs
La Terre agonise sous le poids de leur château fort
Leur bon vouloir ne la comptabilise pas dans leurs avoirs
Un casse-tête dans lequel culmine la détresse
La mission répétée dans la tête comme une réclame
Monde où l’esprit perdu entend des voix en liesse
Époque malade où on n’intervient qu’après le drame
Mais, les autres sont-ils mieux?
En laissant mourir de faim leurs semblables
Qui crèvent sans eau, pourtant cadeau de Dieu
Emmitouflés dans le confort de leur vie rentable
« Je hais mon époque, l’homme y meurt de soif. On
ne peut vivre de frigidaires, de politique, de bilans et
de mots croisés… On ne peut plus vivre sans poésie,
couleur ni amour. »
Antoine de Saint-Exupéry,
le 30 juillet 1944, veille de sa mort.
Mario Scott
8 février 2023
Paix aux âmes des jeunes enfants de la garderie Sainte-Rose


Mon plaisir roule
Cycle bleu de ma vie
Qui s’enchaîne dans le bonheur
D’une vélocité renouvelée
Rien ne freine ma joie
Le coeur en selle, bien ailleurs
Dérangeant et dérailleur
Vivre sans peur!
Aux guidons de ma destinée
L’harmonie offerte sur un plateau
Traversée d’un doux rayon
Du soleil pendant sur la potence
Dans un milieu, moyen et moyeu
Étrange cadre, écrié et étrier
Virevoltant sur la valve d’un tube
Dans une fourchette de notes
Mario Scott
poésie et photographie
la brise d’été
l’eau manque aux fleurs séchées –
pluie torrentielle
l’air d’été sent bon
des oiseaux parmi les fleurs
farniente au soleil
Mario Scott
juin 2012
(Le haïku (俳句, haiku?), terme créé par le poète Masaoka Shiki (1867-1902), est une forme poétique très codifiée d’origine japonaise et dont la paternité, dans son esprit actuel, est attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694). Il s’agit d’un petit poème extrêmement bref visant à dire l’évanescence des choses. ce poème comporte traditionnellement 17 mores (on pourrait dire des syllabes) en trois segments 5-7-5, et est calligraphié traditionnellement soit sur une seule ligne verticale soit sur trois.)